Déductibilité des intérêts d’emprunts immobiliers : Le président Sarkozy tiendra sa promesse de candidat !
30 Mai 2007
Le président Sarkozy, en déplacement au Havre dans le cadre de la campagne législative, a mis un point final à la polémique sur la déductibilité des intérêts d’emprunts immobiliers. Tous les intérêts devraient ainsi être déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction s’appliquerait à tous les emprunts en cours.
Voulant une « France de propriétaires », le candidat Sarkozy avait fait de la déductibilité des intérêts d’emprunt pour l’acquisition d’une résidence principale une mesure emblématique de son programme de réformes fiscales.
A l’occasion d’interviewes, le Ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, et la Ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin avaient l'un et l'autre indiqué, en fin de semaine dernière, que seuls les Français ayant acquis leur résidence principale à compter du 6 mai pourraient déduire une partie des intérêts d'emprunts de leur revenu imposable.
Ces propos étaient alors apparus comme un déni de la parole du candidat Sarkozy et, sur fond de campagne législative, ont alimenté la polémique.
Dans un discours prononcé à l’occasion d’une « réunion républicaine » hier soir, le Président Sarkozy a mis fin à la controverse : « La pensée unique s’oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l’achat de sa résidence principale. Cette déduction je l’ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours. »
La réforme promise aura bien lieu ! Toutefois, quelques questions subsistent notamment concernant le plafond et la durée de cette déduction.
Ce discours fut également l’occasion de confirmer l’exonération des charges et des impôts pour les heures supplémentaires et l’intégration de la CSG et de la CRDS au futur bouclier fiscal à 50%.
A suivre…



